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12/03/2012

Bayrou, un recours pour une autre histoire ?

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Le second tour, il le voit. Il le sent. Il y croit. Celui qui n’est pour l’instant que le « quatrième homme » de la campagne est déterminé à faire mentir les sondages qui le placent derrière Marine Le Pen, mais surtout loin derrière François Hollande et Nicolas Sarkozy. Car ce sont bien les deux leaders de la Gauche et de la Droite que François Bayrou a dans le collimateur… et dans sa stratégie de campagne. Dénoncer une fois encore le bipartisme, en se présentant comme « le seul vote utile » samedi soir à Toulouse, voilà comment le président du Mouvement Démocrate compte relancer la dynamique autour de sa candidature. Mais comment réussir ce tour de force pour celui qui se présente comme « l’homme du recours » ? Comment s’imposer comme le pourfendeur de la bipolarisation quand le Front national, juste devant le MoDem dans les intentions de vote, dénonce depuis si longtemps le système « UMPS ». Comment apparaître comme le candidat « anti-système », lui qui bataille aujourd’hui sur ces terres, ô combien fertiles, avec le Front de Gauche d’un côté, le FN de l’autre, et un portefeuille de ministre dans le gouvernement Balladur en guise de « passif » ?

Un mot, une idée : « Moralisation ». Oui, François Bayrou veut créer la différence en « moralisant la vie publique », n’en déplaise à Jean Arthuis qui, en ce samedi 20 février, entamait pourtant un « méa culpa » sur la crise Grecque, à la Maison de la Chimie.


« Vox populi, vox dei ». François Bayrou est entré, lui aussi, dans la course à la surenchère. Neuf jours après l’annonce de Nicolas Sarkozy, qui promet dès son élection un référendum sur les chômeurs, le candidat centriste, ou plutôt central – car « centriste rime avec triste » – annonce lui aussi un référendum, sur la moralisation de la vie publique en France. La chasse au « peuple » est ouverte et la mode du référendum est lancée. Le temps d’une campagne, du moins. Mais le message en sort troublé. Pourquoi s’inscrire dans une stratégie de surenchère quand on cherche à créer la différence ?

Pour l’instant en tout cas, si François Bayrou peut espérer incarner une alternative aux « illusionnistes » Hollande et Sarkozy, ainsi qu’il les surnomme, il n’apparaît pas encore comme le candidat « anti-système », dont se revendiquent plus ou moins ouvertement Jean-Luc Mélenchon et Marine le Pen. Et si c’était de ce « bipartisme » là dont venait le véritable danger pour le Béarnais ? Histoire à suivre le 15 mars dans le sixième épisode d’« Élysée 2012, la vraie campagne ! »

 

Yoann GILLET

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